L’info vient à peine de tomber et elle inonde déjà les réseaux sociaux et les pages actus web (belle preuve de conscience collective au demeurant) ; une étude menée par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), agence de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a révélé que la consommation de viande rouge était « probablement cancérogène pour l’homme », affirmant par la même occasion que les produits carnés transformés – entendez là la charcuterie, les préparations et sauces à base de viande – comme étant « cancérogène pour l’homme », de part le processus industriel de transformation de la viande (par salaison, maturation, fermentation, fumaison…etc) pour rehausser sa saveur ou améliorer sa conservation.

Ces conclusions rejoignent ainsi celles avancées en juin 2015 par l’Institut National du Cancer (INCa)  qui considérait comme un facteur de risque « les viandes rouges et charcuteries pour le cancer du côlon-rectum ».

L’étude du CIRC montre que chaque portion de 50 grammes de viande transformée quotidiennement consommée accroît le risque de cancer colorectal de 18 %.

Peut-on encore consommer de la viande rouge sans risque?

Une fois de plus l’idée n’est pas de se priver chaque jour un peu plus de nos petits plaisirs gustatifs qui sont essentiels à notre santé psychologique – à défaut de l’être pour notre ligne et certes pas toujours très sains, sauf si consommés occasionnellement. Mais le problème n’est pas là!

Notre société actuelle de surconsommation pousse à inonder le marché de produits à bas prix, de qualité médiocre, au prix d’une éthique animale et humaine déplorable (maltraitance, torture, esclavage, exploitation…).

Il ne s’agit là pas simplement de dire « je ne mange plus de viande rouge parce que ce n’est pas bon pour la santé » mais plutôt d’analyser l’information véhiculée via ces rapports de santé.

Nous payons aujourd’hui le prix fort du système de surproduction et (donc) de surconsommation mis en place par l’industrie agro-alimentaire et alimenté par NOUS consommateurs. Eh oui, nous sommes bels et bien co-responsable de cette industrie de surconsommation que nous jugeons et critiquons pourtant si ouvertement. Hypocrisie du consommateur?

A moins de subvenir à ses propres besoins par son potager et sa ferme (ce que très peu de personnes peuvent fièrement revendiquer), il existe des alternatives comme l’achat local aux producteurs, maraîchers et bouchers de votre région, aux valeurs éthiques et éco-responsables.

A ces conditions, vous pouvez consommer viande, charcuterie et compagnie (avec modération toutefois). L’idéal serait de connsommer en moyenne pas plus de 2 fois par semaine de la viande rouge et ses dérivés. Mais d’ailleurs qu’est ce la viande rouge?

Viande rouge = bœuf,  mouton et cheval

 

Faut-il devenir végétarien pour autant?

It’s up to you !

Être végétarien signifie consommer uniquement des végétaux ainsi que des œufs, du lait et du miel, différent du végétalien qui ne consomme QUE des végétaux. Cette pratique alimentaire est très répandue suite aux nombreux scandales qui surgissent sur la viande, les animaux et l’environnement.

Eh oui, qui dit surproduction dit élevage intensif et productions intensives, impliquant pesticides, engrais et autres produits de synthèse chimiques – dont les plus utilisés proviennent de Mosanto – qui s’infiltrent dans les nappes phréatiques et contaminent les sols, en plus de s’accrocher aux cultures (que vous ingurgitez si vous ne consommez pas Bio).

Une fois de plus, le choix vous appartient. Un choix important qui se veut lourd de sens pour vous, les autres et l’environnement qui vous entoure, n’oubliez pas que l’océan ne serait pas sans ces milliards de gouttes qui l’en composent.

Vous êtes ce que vous mangez…